Moi je me suis refait deux anciens films d'anticipation. Le Prix du Danger en replay sur Arte et Rollerball sur TCM. Ça n'a pas trop mal vieilli. Quelle beauté c'était Marie France Pisier.
L'analyse est pro gauchiste. Sans surprise, après un analyse si médiocre, ça me donne une furieuse envie d'aller le voir.
Nouveaux détails sur les personnages pour « HEAT 2 » de Michael Mann ont apparemment été révélés : • Leonardo DiCaprio en discussions pour jouer Chris Shiherlis • Christian Bale en discussions pour jouer Vincent Hanna (rôle équivalent à celui d’Al Pacino) • Stephen Graham en discussions pour jouer Neil McCauley (rôle équivalent à celui de Robert De Niro) • Adam Driver intéressé pour jouer le principal antagoniste, Otis Lloyd Wardell (Source : @DanielRPK ) https://x.com/CinemaWireNews/status/2062823463992365369 Je sais pas si la source est crédible.
J'ai été voir le premier volet de la Bataille de Gaulle. Globalement j'ai plutôt bien aimé - forcément le sujet me parlait - et on retrouve les grandes lignes de ce que furent les FFL et les échanges De Gaulle/Churchill entre 1940 et 1943. Spoiler: Spoil J'ai particulièrement aimé l'arc sur Bir Hakeim qui met en valeur l'action du général Koenig, et l'héroisme des soldats (beaucoup issu des colonies) qui ont tenu le siège à 1 vs 10 face à l'Afrikakorps. Sans cette action de retardement des FFL, décisive, Rommel aurait encerclé l'armée anglaise défaite à Tobrouk, et aurait pris le contrôle du hautement stratégique canal de Suez. Toutefois, j'avoue aussi y être allé avec un regard critique au vu de mes connaissances sur le sujet. Du coup, tout en comprenant l'impossibilité de raconter en 3h tous les faits, je me permets quelques remarques par souci d'exactitude historique : Spoiler: Spoil : remarques sur le film au regard de l'Histoire - Le film ne parle pas de la conférence de Briare du 11 juin 1940. Or c'est une rencontre pourtant décisive en plusieurs points : à cet instant, Churchill voit qu'il peut miser sur De Gaulle pour poursuivre le combat. Cette conférence marque également la rupture définitive entre De Gaulle et Pétain, partisan d'un armistice avec les allemands. - Il y avait peu de monde à côtés de De Gaulle en juin 40, mais sa solitude a été exagérée dans le film. Parmi les ministres anglais, Anthony Eden - montré au début comme condescendant vis-à-vis du général - a été en réalité d'un très grand soutien. De Gaulle entretenait également de bonnes relations avec les chefs de gouvernement en exil des pays occupés. - Sur Mers-El-Kebir, les craintes des anglais de voir les allemands s'emparer de la flotte française, et les conséquences de l'attaque (rupture Churchill/Darlan, diminution des engagements FFL) ont été bien racontées. En revanche, le film ne mentionne pas que les anglais avaient avant l'attaque proposé d'autres solutions en guise d'ultimatum à l'amiral responsable de la flotte (Gensoul) : se rallier aux anglais pour reprendre le combat, rejoindre les Antilles pour être désarmé, ou se saborder. L'absence de réponse de Gensoul - qui ne voulait pas violer les clauses d'armistice franco-allemand - et un message intercepté de Darlan à Gensoul qui lui envoyait des renforts a conduit les amiraux anglais à attaquer contre leur gré. - L'échec du débarquement allié à Dakar n'est pas le fait de Darlan, mais du très vichyste Pierre Boisson, haut commissaire de l'Afrique Occidentale Française. Cet échec provoque également l'arrestation provisoire de Muselier (l'amiral qui se révolte contre De Gaulle) par les anglais, qui le soupçonnaient à tort d'avoir prévenu Darlan de l'intervention à Dakar. - Concernant la libération de l'empire colonial français, en grande majorité sous contrôle de hauts-fonctionnaires vichystes (Boisson cité au-dessus est un exemple parmi d'autres), seul le cas le plus décisif (Alger en novembre 1942) a été traité par le film. En réalité, d'autres territoires avaient été libérés avant. En 1941, anglais et français libres avaient libéré le Levant ensemble (Syrie, Liban) mais les gaullistes ont ensuite évincé les anglais de la région. En 1942, Churchill qui avait refusé à De Gaulle la libération de Madagascar, y intervient sans le prévenir (De Gaulle condamne ce qu'il considère comme une atteinte à la souveraineté française) Car si Churchill et De Gaulle étaient alliés, ils étaient aussi rivaux et se disputaient les possessions coloniales. - Fernand Bonnier de la Chapelle - le jeune résistant - a réellement existé mais son histoire est romancée. Le film m'a appris - je l'ignorais - qu'il avait participé aux manifs du 11 novembre 1940. Je trouve que le film ne met pas assez en évidence l'impact du geste de Fernand tant il a impacté le destin de la France, en remettant progressivement De Gaulle - qui était placardisé par Roosevelt et Churchill - dans le jeu politique des alliés (on devrait le voir dans le second film) Autre point d'importance : Fernand était monarchiste. Il n'a pas agi seul dans le projet d'assassinat de Darlan (pour lequel il fut tiré au sort) il agissait avec un groupe de monarchistes mené par le résistant Henri d'Astier, qui avait participé au putsch d'Alger permettant le débarquement américain, et qui refusait la prise de pouvoir de Darlan en Afrique du Nord sous contrôle américain (parce que Darlan avait collaboré avec les allemands, et parce que Darlan continuait à y appliquer les lois vichystes)
Tu ne m'as pas donné plus envie d'aller voir ce film, mais merci pour ces riches et très intéressantes précisions historiques