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Natation

Discussion dans 'Les sports nautiques' démarrée par moriturio, 11 Août 2010.

  1. Sasho

    Sasho Groupie de Lisa Vittozzi

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    Le titre pour la France au relai 4x100 mixte !
    3e titre pour Bonnet, 4 médailles en tout pour elle. C'est clairement devenu une patronne :)
     
  2. Sasho

    Sasho Groupie de Lisa Vittozzi

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    Fini pour la natation.
    Le royaume uni, la Russie,la Hongrie et l'Italie ont été les grandes nation de ces championnats.
    La France fini 5e derrière eux avec un bon bilan chez les filles et plus difficile chez les gars.

    Sjostroem, Peaty et Efimova ont répondu présents.
    Et il y a eu des révélations comme Kokesnikov et Quadrarella
     
  3. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    Les plongeurs amateurs envahissent chaque été les calanques de Marseille et sautent toujours plus haut pour prouver leur bravoure. Ou impressionner les copains. Parmi eux, Loulou, la star de Cassis, Alain, le fou de la Corniche ou Jelil, le minot.


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    « Putain le con, il a sauté ! ». Le papi des Cévennes, qui croyait se promener tranquillement sur la Corniche Kennedy à Marseille, en reste bouche bée. Un adolescent vient de lui passer devant, en courant, pour plonger onze mètres plus bas dans la mer Méditerranée. Tombé pas si loin des rochers, Emmanuel sort la tête de l’eau. Les yeux piqués par la lumière et le sel, il contemple son point de chute avant de jeter un regard fier vers ses copains, restés plus haut, sur la corniche. Le papi cévenol en est encore tout retourné :

    « Chez nous on saute pas de plus de 60 cm, et encore, c’est pour cueillir les champignons. »
    Chaque année, quand les beaux jours reviennent, ils sont des centaines de jeunes Marseillais à se mettre au défi des rochers et à mesurer leur courage avec une insouciance adolescente. Le but ? Sauter plus haut, dans des postures toujours plus risquées pour impressionner ses amis et prouver sa bravoure… D’autres comme Lionel Franc, dit Loulou, plongeur émérite et star des calanques, en ont fait carrément un sport. Des quais du Mucem aux Calanques de Cassis, en passant par les nombreux coins de la fameuse corniche Kennedy, le grand show des plongeurs amateurs tournera à plein régime tout l’été. Il est presque devenu l’une des attractions de la cité phocéenne. Au même titre qu’un tour au vieux port ou un apéro au vallon des Auffes.



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    Loulou, la star de Cassis
    Tête brûlée
    Mais pourquoi les Marseillais sautent-ils plus que les autres ? Pour Alain de Maria, la réponse est évidente :

    « C’est surtout histoire de montrer aux collègues qu’on n’est pas des payots (1), quoi. »
    Il faut dire que le bonhomme n’est pas du genre discret. Depuis qu’il a 8 ans, ce grand gaillard de 23 ans, les yeux turquoises et la carrure de déménageur (c’est son métier), affectionne la version la plus « pétée » du plongeon marseillais : le spot de l’hôtel du Petit Nice, ses 25 mètres de chute, ses rochers particulièrement sournois, et son public tout acquis aux prouesses des voltigeurs. L’endroit est le point de chute préféré de toutes les têtes brûlées de la région PACA. Pour sauter, il faut d’abord prendre son élan entre une double file de voiture, enjamber le muret d’un mètre qui sépare la route du vide, et plonger ensuite suffisamment loin pour ne pas s’éclater contre les rocailles en contrebas. Alain ajoute pour sa part une petite touche personnelle : y aller tête en avant, quand tous les autres sautent par les pieds.

    « C’est l’adrénaline qui fait kiffer, le coeur qui bat vite… et puis chez nous, on aime bien ce qui est dangereux », s’amuse le Marseillais qui a justement été casté lors de l’un de ses plongeons pour tourner dans Corniche Kennedy, film adapté du roman éponyme de Maylïs de Kerangal. « Je comprends que ça fascine les Parisiens, c’est beau un visage qui frappe l’eau comme ça », sourit Alain en mimant le claquement de ses deux mains. Le film est très mal passé auprès de la municipalité qui a porté plainte. La production aurait continué le tournage malgré les interdictions prononcées par la municipalité… en plus de faire l’apologie de comportements à risques, estime Jean-Claude Gaudin, l’édile de la ville.




    Les minots
    Autre ambiance derrière le très chic Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM). Ici c’est le spot des minots. Ceux qui ne sont pas encore assez grands pour affronter la corniche, s’entraînent derrière le cube de béton dentellé imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti. A l’entrée du vieux port, ils trouvent même des passages sous-marins pour jouer sous la jetée. On y croise Jelil. Le collégien est tombé dans le plongeon à huit ans. Alors haut comme trois pommes, l’ado originaire des Rosiers, dans les quartiers nords de Marseille, est directement monté sur les épaules « d’un grand d’au moins 14 ans », près des îles du Frioul, qui font face à la ville. « Il a plongé en tête direct ! » se rappelle l’un de ses amis, en mesurant à la marseillaise la hauteur « d’approximativement 30 mètres ». « La plupart des mecs qui sautent, c’est vrai que c’est des petits cramés, des gars des quartiers », rebondit Alain de Maria, philosophe :

    « Les riches ils ont toujours un truc à protéger. »
    Et puis les riches ne restent pas à Marseille en été.

    Petit lexique sur le plongeon marseillais
    Sauter en frite / en stick : sauter droit comme un i, bras le long du corps
    Faire un “j’appelle” : le premier qui saute doit crier le nom du suivant à sauter au moment où il est en l’air
    Faire une salade : lors du jeu du “j’appelle”, celui qui crie “salade” oblige tous les autres à sauter d’un coup
    Faire un Michael jackson : avant de sauter, tu dois faire traîner tes pieds sur le rebord comme Michael Jackson lors de son moonwalk
    Faire “baleine” ou “requin” : au moment du saut, tout le monde doit baisser son fute (“mais attention au respect”, signalent les Marseillais)



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    Le plongeon version minot /
    Plonger ne coûte rien. Mais apporte un moyen de se situer pour les gamins des quartiers. En face du MUCEM, Jelil retrouve ses meilleurs copains sur les remparts dorés du Fort Saint-Jean. Les sept collégiens, qui se connaissent depuis le CM2, n’hésitent pas à faire près de 40 minutes de bus pour venir narguer les vigiles du musée, qui essaient souvent de les chasser parce qu’ils les jugent trop bruyants. Aucun n’a jamais mis les pieds dans une des expositions. Ils se partagent une serviette pour sept et échangent de vieilles air max pour escalader les rochers sans s’ouvrir les pieds, en se traitant de « zgegs ». « Ca fait sortir », explique Adem, le plus costaud de la bande avec des dents de traviole. Adem explique à sa façon la raison qui le pousse à venir sauter des remparts vers l’eau huileuse du port, déjà sept mètres en contrebas : « Ici c’est pas pour les dindes, c’est pas pour les faiblards. » Puis balance à son pote : « Eh tu me suces si je vais dans la grotte sous marine? ». Et Rémi, balançant sa mèche en arrière, de rétorquer :

    « Tu sais pas faire. »


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    Avant de plonger
     
  4. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    « Il n’y a qu’une seule façon de redescendre »
    Sous le soleil, calés dans les rochers, les ados marseillais vivent aussi leurs premières expériences. « Ça fume et ça boit sur la corniche », rigole Alain. Ca drague également. Stella, lycéenne de 16 ans à l’aise dans son survêt OM, hausse un sourcil moqueur quand on lui parle du plongeon comme tactique de séduction. « C’est des kékés les mecs, petites claquettes, petites chaussettes », renchérit son amie Nina, une brune aux grands yeux brillants. Loin d’être reléguées au rang de potiches, les marseillaises ont en fait appris à plonger. Et mettent parfois à l’amende ces kékés qui jouent trop les kakous.

    « Si tu grimpes en haut des rochers, il n’y a qu’une seule façon de redescendre », lâche Chloé. En haut de la Calanque d’En Vaux, l’une des plus belles à l’Est de Marseille, la petite blonde a prouvé à toute une assistance massée en contrebas que niveau plongeon, les filles ne comptent pas pour du beurre. Une fois au bord du précipice, la jeune femme passe devant son grand frère, un brun d’une tête de plus, qui hésite à plonger parce que, finalement, « c’est haut quand même ». Elle s’élance avant de disparaître dans l’eau puis de remonter à la surface. Un brouhaha moqueur emplit la baie. Il est destiné à son frère. L’un des badauds n’hésite pas à lâcher un sonore « mais saute va, tié pas un homme », à son encontre. La jeune femme, elle, semble avoir passé le test.



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    Grimpette


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    Cabriole
    L’autoroute vers la démence
    À Marseille, le plongeon réunit tous les ingrédients pour être au coeur de nombreuses légendes urbaines. L’une d’elles raconte que l’idée de plonger des calanques est venue de l’autre côté de la Méditerranée. « C’est les blédards qui ont ramené ça. Là-bas ils font des concours de plat et c’est stylé apparemment », s’amuse Thomas, lycéen du quartier de Perrier qui accompagne Emmanuel, le plongeur de la Corniche. Près des ferrys qui partent vers Alger ou Casa, les deux amis ont souvent vu des corps frapper l’eau à l’horizontale. Roberto, un chauffeur de taxi qui a grandi dans le quartier d’Endoume, confirme avoir entendu ce « barouf » il y a bien longtemps. « Quand ils sont arrivés dans les années 1950, les Maghrébins ont mis au défi les Marseillais. Sauf qu’on s’est mis à plonger de tête », précise-t-il.

    Les plus anciens se souviennent aussi du mythique « abbé volant », Robert Simon . Dans les années 1970, ce prêtre d’une petite paroisse varoise exécute des plongeons de tête de 27 mètres dans les Calanques. Diffusés par l’ORTF, ses exploits attirent des milliers de spectateurs. Et forcément, ils inspirent aussi toute une génération de petits du coin, pour qui le plongeon va devenir un rite initiatique et un concours de bravoure.



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    Loulou, la star de Cassis, dans ses oeuvres
    Lionel Franc, star locale connue sous le nom de Loulou, en fait partie. A 48 ans, il est recordman du monde du plongeon de haut vol par la tête, sur une hauteur de 30 mètres – soit un peu plus de neuf étages. Végétarien, écolo, il vit et plonge à Cassis depuis ses 5 ans, quand il n’est pas « en chirurgie », c’est-à-dire au bloc opératoire pour filmer et retransmettre en direct des opérations pour de la formation médicale. L’enfant du pays a ressorti les manuels de physique pour passer pro à 35 ans, alors qu’un mariage et 3 enfants le destinaient plutôt à se ranger. « Quand tu sautes à 25 m, ton corps heurte la surface de l’eau à 110 km/h et tu pèses 1,2 tonne », calcule Loulou, en slip bleu vif. Malgré les risques, le jeu en vaut la chandelle, paraît-il :

    « Le kiff c’est de voler, de quitter le rocher, d’être dans les airs, si en plus t’es au zénith et tu vois ton ombre sur l’eau, là, c’est l’autoroute vers la démence. »
    Il plonge en i
    Avec Lionel, un plongeon ça se mérite. Avant de faire le saut de l’ange, l’homme prend le bateau. Puis nage avant de grimper à flanc de calanque, jusqu’à un petit promontoire en béton qu’il a lui-même coulé, 25 mètres plus haut. « Tu vas voir il peut y avoir une sensation d’abandon quand je m’élance », prévient-il. Quelques pompes, des cailloux jetés pour faire fuir les poissons ( « ça te fouette le visage si tu tombes dessus »), et il plonge comme en “T” face à l’eau.

    A peine le temps de réaliser qu’il a quitté le sol qu’il s’est déjà redressé à la verticale, cette fois droit comme un I, pour entrer dans l’eau comme une torpille. Il en ressort quelques secondes plus tard, souriant, avec les mâchoires serrées, comme drogué par la sensation. Pourtant, avant le kiff, il y a toujours une vraie appréhension. « La peur c’est hyper important », résume Loulou :

    « Il faut toujours l’écouter : si t’as le palpitant comme avant un examen, c’est une peur qui est bandante. Mais si t’as les mains qui tremblent et les dents qui claquent, ton corps te fait passer un message. »


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    Dans sa bulle
    Aïe aïe aïe
    Au fil des ans, Loulou a développé tout un éventail de techniques pour encaisser le choc de ses descentes et éviter les côtes félées à répétition. « Si tu gères mal l’entrée en l’eau, tu ressors “dématé” comme un bateau dans la tempête », raconte le champion, qui a lui-même a failli y rester :

    « J’étais épuisé, stressé et au moment d’entrer dans l’eau je me suis évanoui et suis tombé dans le coma directement. »
    Depuis son accident, Loulou prend ses précautions. Il plongé accompagné, par sécurité, et se forme aussi à de nouvelles techniques avec d’autres plongeurs pro. « C’est le seul moyen de durer », explique celui qui espère, comme l’abbé volant, pouvoir continuer de plonger jusqu’à ses 75 ans. A bord de son combi Volkswagen, intérieur zèbre, Loulou se rend aussi régulièrement près de la calanque de Port Mioul pour faire de la prévention auprès des ados.

    Car, chaque été, nombreux sont les minots à se rompre les os en plongeant. Selon la municipalité de Marseille, les accidents graves sont « heureusement exceptionnels ». « Y’a une meuf au collège, miskine, elle a sauté trop haut, son short lui a fendu l’entrejambe maintenant tout le monde se moque d’elle », raconte Stella, la collégienne rencontrée du côté de la Corniche Kennedy. « Y’en a même un qui a sauté du pont du Vallon des Auffes [d’une hauteur d’environ 20 mètres, ndlr] pour impressionner une meuf, mais y’avait pas assez de fond, c’est un fou je crois il est mort », renchérit Nina.

    Alain de Maria, lui aussi, confie « avoir failli crever », alors qu’il était suspendu au-dessus des rochers pendant le tournage de Corniche Kennedy. Loulou était d’ailleurs censé assurer sa sécurité en l’entraînant à gainer ses muscles, retenir sa respiration en apnée pour absorber le choc, une fois entré dans l’eau… Mais rien n’y a fait. « Le problème c’est que des gens comme Alain, tu ne peux pas assurer leur sécu », explique le plongeur, presque désolé :

    « J’avais alerté la production en leur disant qu’ils couraient à l’accident. »
    Cet été Alain ne plongera pas, la faute à un vilain accident de scooter qui lui amoché le visage. Hors de question pour autant de renoncer à son style de plongeon :

    « Loulou c’est un bourgeois, il a appris à plonger dans sa piscine, moi j’ai appris à plonger dans la rue. »
     
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  5. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    Amaury Leveaux: "Si je devais comparer, tu prends Rocky IV: il y a le Russe et moi je suis Rocky"
    Engagé sur 50 mètres nage libre et 50m papillon, Amaury Leveaux va disputer son premier championnat national depuis son retour à partir de ce jeudi lors des "France" petit bassin à Angers. En Bourgogne depuis mars avec l’entraîneur de ses débuts Eric Rebourg après cinq mois infructueux à Mulhouse, le quadruple médaillé olympique (or sur 4X100m et argent sur 4x200 à Londres, argent sur 50m NL et 4X100 à Pékin) tente de réussir un retour que certains jugeront improbable après six ans d’inactivité. Mais le garçon n’a que faire des sceptiques.

    Amaury, comment vous est venue l’idée de ce retour?

    J’ai arrêté en 2013, j’ai fait pas mal de choses qui ne regardent personne, j’ai eu un enfant. J’en avais un peu marre de ce système, de la natation française. J’ai voulu reprendre en 2015, je pensais que c’était le manque, mais l’idée est repartie aussi vite. En 2016, en regardant les Jeux, ça m’a retravaillé un peu. Et en 2018, on a fait l’enterrement de vie de garçon de Clément Lefert (avec qui il a été champion olympique du relais 4X100 à Londres en 2012, ndlr). J’avais déjà appelé Eric Rebourg, mon premier coach, pour lui demander ce qu’il en pensait. L’idée était de plus en plus dans ma tête. A cet enterrement de vie de garçon, Clément avait convié les relayeurs du 4X100m champion olympique. Je ne les avais pas revus depuis 2012, à part Clément. Et en me présentant à ses potes, Clément dit: "Bah lui c’est le mec qui a le plus de talent, s’il se remet à la natation demain il sera largement dans les temps pour être performant". Fabien Gilot l’a confirmé, Yannick Agnel pareil… Et à ce moment-là, ça a fait bing. On a fait quelque chose d’exceptionnel ensemble et leur avis compte pour moi. Merci Clément! (Rires.)

    Dans un premier temps, vous aviez annoncé un retour à Los Angeles, puis après on vous a vu à Mulhouse pour finalement vous poser à Dijon…

    Je voulais Los Angeles mais le coach là-bas m’a dit que si je venais, c’était une à deux semaines maximum de retour en France tous les trois mois. J’ai un enfant, j’ai fait le calcul et je me suis dit que je n’allais pas le voir des masses pendant seize mois… Seize mois dans une vie, c’est quoi? Mais pour un enfant, tu rates quand même pas mal de choses et je me suis dit que ce n’était pas possible même si c’était le choix optimal sportivement. Du coup, je suis allé à Mulhouse, où ça s’est bien passé avec Lionel (Horter, son entraîneur lors de sa médaille d’argent olympique sur 50m NL en 2008, ndlr). J’ai été bien accueilli mais il y avait un groupe beaucoup trop jeune. On m’a dit que je pouvais être le père de certains. Ça m’a fait un peu bizarre et j’ai senti une cassure avec Mulhouse, un décalage. C’est là que j’ai appelé Eric Rebourg à Dijon.

    Pourquoi avez-vous ressenti ce besoin de revenir?

    Quand j’ai décidé de revenir, j’ai eu un message de Claude Fauquet (ancien DTN de la natation française, ndlr) qui m’a demandé si c’était pour des raisons "cosmétiques", pour l’argent quoi. Je lui ai répondu que ce n’était pas du tout ça. J’ai senti qu’il y avait une porte ouverte. Je fonctionne un peu comme un ordinateur, c’est ouvert ou fermé, il n’y a jamais d’entre deux. On m’a demandé si je savais qui il y avait en France sur le 50m NL. Je n’ai pas dit qu’il y avait personne, c’est juste que je ne connaissais pas les nageurs et ça a été mal interprété. Mais c’est mon projet. C’est notre projet! (Il parodie Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.) Je ne me suis pas dit que j’allais le regretter dans dix ans si je ne le faisais pas. J’ai juste eu envie, je sentais que je devais le faire.

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    DR/Amaury Leveaux - Amaury Leveaux à l'entraînement
    Y avait-il un sentiment d’inachevé?

    Mon palmarès, Il n’y en a pas cinquante qui en ont un comme ça dans la natation française, et ce n’est pas pour faire le malin que je dis ça. L’inachevé? (Il hausse les épaules.) Que les autres disent que je suis un talent gâché, on s’en branle... Je n’ai pas fini comme j’aurais aimé finir, mais en même temps je n’avais jamais vraiment pensé à ma fin de carrière. En 2013, je sors des championnats du monde de Barcelone, je suis champion du monde avec le relais mais pas vraiment parce que je ne nage que les séries le matin. Je venais de faire une année quasiment sans m’entraîner. Je n’avais plus cette flamme, je trouvais ça bizarre. J’étais en décalage, en dehors du truc. Je suis arrivé aux championnats de France comme si je rentrais dans un bar ou une grande surface. J’étais là mais je ne savais vraiment pas pourquoi. Cette année 2013 a été un déclic. Je me suis dit stop, basta. Je n’ai pas pensé à l’après ou à ce que j’allais faire.

    Ce retour, alors, c’est quoi? Un besoin de reconnaissance après six ans d’arrêt?

    La reconnaissance, je m’en fiche. Tout le monde pense que je suis en manque de reconnaissance mais non. Quand je vois des jeunes en compétition, on fait des photos, c’est la meilleure récompense que j’ai pu avoir. J’ai vu ce qu’un sportif ne doit pas faire quand il arrête: tu sors, tu bois, tu fumes, tu t’éclates, t’es invité partout, t’es payé et tu trouves ça cool. Mais ce n’est pas ça, la vraie vie. Et je me suis dit ce serait bien de se remettre à la natation, déjà pour moi physiquement… Et puis je sens qu’il y a vraiment un truc à faire.

    Faire quoi, alors? Qu’est-ce qui vous motive à vous lever le matin pour partir à la piscine?

    Ça parait un peu bête de dire que je veux juste aller aux Jeux. Mon objectif, c’est de gagner les Jeux, je ne le cache pas. Si je rate, c’est mon histoire et mon projet… Les gens vont me dire que je fais ma grande gueule. Mais je sens que c’est faisable et personne n’a à juger ça. En 2008, il y avait un mec dopé en face de moi (le Brésilien Cesar Cielo, champion olympique du 50m devant lui, contrôlé positif en 2011 à un diurétique mais finalement uniquement averti par le TAS, ndlr)... Je sens que j’ai un truc à faire donc j’y vais. Il y a des monstres en face au niveau international, et même français avec Florent Manaudou qui a repris, mais ce n’est pas grave. Personne ne gagne contre des faibles.

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    DR/Amaury Leveaux - Amaury Leveaux
    Le chemin semble plus compter pour vous que le résultat final...

    Caeleb Dressel ou Florent, ils sont dans des usines, des trucs faits pour la performance où tout est bien réglé. Si je devais comparer, tu prends Rocky IV: il y a le Russe et moi je suis Rocky. Mais tu enlèves tous les trucs à peu près bien pour se préparer car on n’a même pas ça ici. On a une salle de musculation complètement nulle. Le haut niveau ici, c’est le néant. On n’a pas de kiné. Une saison pour un nageur à Dijon, c’est 19.000 euros, c’est du low coast pour faire du haut niveau. La ligue de Bourgogne prend en charge 15.000 euros et le club 4000. Eh bien le club ne veut pas prendre 4000 euros en charge! On a une petite de treize ans, j’ai monté une association pour l’aider, dont l’année va lui coûter 2000 euros. Elle a treize ans et elle doit payer le club. Les nageurs l’an dernier ont dû payer les stages, les compétitions, tout ! C’est un club qui n’est pas géré, et la ville et la région ne font rien. On a une piscine olympique, mais le projet de haut niveau n’en a que le nom. Ce n’est pas que c’est dur, il n’y a rien.

    Pourquoi vous mettre ce handicap? Pour Eric Rebourg?

    Quand je l’ai appelé et qu’il m’a dit qu’il était à Dijon, je me suis dit qu’on n’était pas dans une petite ville. Quand je nageais et que j’entendais parler de ce club, il y avait un truc, une petite renommée. Mais en fait, il n’y a rien du tout. Si Eric avait été à Dunkerque ou n’importe où ailleurs, j’y serais allé. Parce que son discours m’a plu, tout simplement.
     
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  6. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    Que répondez-vous aux sceptiques au sujet de votre retour?

    Déjà, j’ai le temps, même si on a l’impression que ça vient à 2000 à l’heure. Et admettons que je me rate, les sceptiques, ça leur fait quoi ? Ma vie est en place, j’ai un enfant, il est magnifique, pareil pour sa maman. On est ensemble et tout va bien, on a notre vie. Le sceptique, il va dire quoi? Leveaux, il a quatre médailles olympiques, il en voulait une cinquième, c’est quoi le problème? L’histoire est belle. Ils n’acceptent pas que tu aies des objectifs dans la vie. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. C’est cette mentalité française qui veut que ce soit toujours bien ailleurs et nul en France. On a Benzema, c’est le meilleur mais il se fait dégager et personne ne l’aime. Que je me rate ou pas, que les gens soient sceptiques ou pas, je m’en tape. Ça ne regarde que moi. Si des gens veulent venir dans l’aventure, venez. Ceux qui sont là pour du négatif, on n’a pas le temps.


    Avoir repris vous a-t-il fait du bien sur le plan personnel?

    Ça m’a surtout mis un cadre. Pas la natation mais mon objectif. L’après-carrière enlève les objectifs, les challenges au quotidien. Je n’avais pas la meilleure hygiène de vie mais je n’étais pas non plus un dépravé ou un toxico. Je sortais, il m’arrivait de boire, de fumer, j’aimais bien ça. Quand on est dans l’après-carrière, on essaie de continuer de briller, de se faire mousser dans les soirées, les événements… A un moment, j’étais tout le temps dehors et ce n’est pas la vraie vie. Là je rentre, je suis avec mon fils, ma femme, il y a une vie de famille. Je pose mon sac de piscine et l’entraînement est posé avec. Ça m’a remis dans le réel. Avant, je l’étais beaucoup moins. Déjà, la naissance de mon fils m’avait beaucoup changé. Je ne suis pas dans les conditions les plus optimales pour le haut niveau mais j’ai une vie de famille, ma vie a avancé. Et je me sens bien. Je ne suis pas forcément heureux mais je me sens bien.

    Comment ça pas forcément heureux?

    C’est un tout, ce n’est même pas une question d’argent. Se sentir heureux, ce n’est pas avoir un portefeuille rempli, c’est dans sa globalité. Je ne sais pas comment l’expliquer.

    Un titre olympique vous rendrait-il heureux?

    J’y ai pensé au mois de septembre quand on a repris. Mais le seul truc que je me dis, c’est que ce ne serait pas un échec si je me rate : mon fils me verra faire ça. Il me verra faire ce pour quoi je suis programmé. Je vais paraître arrogant et le plus grand connard de la terre mais je me sens déjà comme une légende. J’ai fait des records du monde, j’en ai même encore un qui a tenu dix ans (voir encadré, ndlr) Dans mon sport et pour la natation française, j’ai fait quelque chose de grand. Donc que j’y arrive ou pas, ça m’est égal.

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    DR/Amaury Leveaux - Amaury Leveaux à l'entraînement
     
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  7. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    C’est donc aussi pour le regard de votre fils que vous faites ça...

    Oui. Pour qu’il voit ce que j’ai fait avant qu’il ne soit là. Lui montrer ce que je faisais. Que je monte sur un podium ou pas, que j’aille aux Jeux ou pas, on s’en fout. Vraiment, ce n’est pas ça. Ça peut paraître contradictoire avec ce que j’ai dit à mon retour, que je voulais casser la natation, etc. Je pense que je l’ai dit un peu maladroitement. J’ai dit que je voulais aller aux Jeux et les gagner. C’est toujours mon objectif mais ce n’est pas une fin en soi. Je ne me rends pas malade avec ça, le soir j’arrive à dormir. Quand je vois les performances des autres, je ne me dis pas : « Oh la la, ça va être dur ! »

    Dans la chronologie, vous avez annoncé votre retour puis Florent Manaudou a fait de même. Et il semble revenir très, très fort. Comment voyez-vous son retour?

    Pour être très franc, je n’observe pas. Je ne le faisais pas avant et je ne vais pas le faire maintenant. Il fait des performances, ça me revient aux oreilles mais je ne vais pas chercher à savoir ce que lui ou les autres font. Il s’est mis un temps au handball mais il n’a jamais arrêté de nager. Moi, quand je dis que j’ai arrêté pendant six ans, j’ai arrêté pendant six ans. Ma vie, c’était un bordel. Ce n’était pas une vie de sportif. Florent, il a du talent, c’est une machine de guerre. Qu’il soit plus médiatisé, c’est très bien. Ce n’est pas grave que je le sois moins. Il a un nom grâce à lui et aussi à sa sœur. Et en plus, il a des résultats.

    Vous ne vous êtes pas dit que son retour compliquait les choses pour vous?

    Bah non, pourquoi? Je ne sais pas comment l’expliquer...

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    DR/Amaury Leveaux - Amaury Leveaux
    Qu’attendez-vous de votre première confrontation à Angers?

    C’est lui avec lui, ce n’est pas l’un contre l’autre. Avec l’entraînement que j’ai, je sais que je vais me faire démolir, mais je m’en fous. Être prêt au mois de décembre, ça ne sert à rien. Le lièvre et la tortue… Les médias essaient de comparer parce qu’on aime bien faire ça en France. Mais ce sont deux histoires différentes et deux mecs différents. Qui s’entraînent dans deux endroits différents. Il y en a un qui s’entraîne sur la Lune dans un truc high-tech, et l’autre pour qui c’est la Chine… Il n’y a rien de comparable. J’aimerais pouvoir être comparé à lui! Je ne pense pas que la réciproque soit vraie. (Rires.) Mais on s’entend bien et je pense qu’il a de la sympathie pour moi. Mais en fait, ce sont deux mondes. Vous voulez comparer, il n’y a rien qui joue en ma faveur. Mais on verra.

    Vous êtes-vous parlé depuis l’annonce de vos retours?

    On s’appelle tous les soirs pour se demander ce qu’on a mangé. (Rires.) Non, personne ne m’appelle. Mais ce n’est pas grave.

    Comment votre retour a-t-il été pris par le monde de la natation après les remous provoqués par la sortie de votre livre?

    Sur les compétitions que j’ai pu disputer, c’est cool. Il n’y a pas de médias donc je suis tranquille. Je ne cherche pas à être reconnu ou le chouchou. Et quand il y a un gamin qui vient et me demande une photo, je n’ai pas besoin de ça pour avancer mais ça fait plaisir. Par rapport à mon livre, peut-être que je peux être détesté mais je ne l’ai pas encore vu. On verra aux "France" si on me siffle ou quelque comme ça. J’ai croisé Fabien Gilot à l’enterrement de vie de garçon de Clément Lefert et il m’a demandé pourquoi j’avais fait ça, si c’était parce que j’étais en galère. On s’est expliqué deux minutes et basta, c’est passé. Il ne m’a pas dit: "T’es un enfoiré, je t’en veux..." J’ai aussi recroisé Francis Luyce, l’ancien président de la Fédération. Lui pourrait m’en vouloir. Mais en fait, pas du tout. On a toujours eu des rapports très cash mais il m’a juste dit: "T’es le nageur que je préférais, mais t’étais chiant!"


    Avez-vous des contacts avec la Fédération?

    Le DTN est venu me voir l’an dernier parce qu’il avait une réunion avec la ligue alors il est resté. Mais j’ai fait une compétition à Melun et il n’est pas venu. Ma première compétition, il aurait pu venir, c’était à Dijon, je peux même leur prendre leur billet s’il le faut. Ce n’est pas que j’ai besoin d’être suivi. Mais ça fait un an que j’ai repris, j’ai dit ce que je voulais faire et les gens savent où je suis. Ils ont décidé de mettre le paquet avec Florent et c’est normal. La fédé doit prendre de l’argent, ils ne veulent pas de moi, ce n’est pas grave. Mais si j’y arrive, il ne faudra pas attendre quelque chose de moi.

    On a l’impression que vous avez besoin d’être "contre" quelque chose pour avancer.

    Les gens pensent que je suis contre la fédé, contre les médias etc… Pas du tout. Je suis bien dans mes pompes. Je ne leur demande pas d’être là au quotidien et de m’appeler toutes les cinq minutes pour savoir comment ça va. Julien (Issoulié, le DTN, ndlr) m’a invité à la fédé, on a déjeuné et il m’a demandé de quoi j’avais besoin. J’ai répondu: "De calme". Il sait ma façon de penser. Je n’ai pas besoin de la fédé, je fais mon truc. Je suis chiant mais pour tout le monde.

    Faites-vous les choses à fond pour ce retour? On a souvent eu l’image d’un Amaury Leveaux un peu dilettante…

    Tout le monde pense que j’ai été dilettante, mais les médailles et le palmarès que j’ai, si vraiment j’avais été comme ça je n’en aurais pas eu la moitié.

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    DR/Amaury Leveaux - Amaury Leveaux lors d'une séance de travail physique
    Et là ? Peut-on dire que vous êtes sérieux et assidu à l’entraînement?

    Avant, je nageais beaucoup et je ne faisais rien à côté. Là, Eric m’a dit qu’on allait moins nager mais faire beaucoup à côté. J’étais prêt une semaine avant ma première compétition, en juin, mais une semaine trop tôt. Je me suis pris une claque, que je me suis donnée tout seul en fait. J’ai digéré pendant deux jours et après je me suis dit: "Tu veux faire un truc impossible, comment réussir ça?" J’ai ouvert mon ordinateur, pris un tableau, j’ai fait une semaine complète et je me suis demandé ce qu’on allait faire et comment on allait le faire à partir de septembre. J’ai envoyé le tableau à Eric. Je lui ai dit: "Ne pas beaucoup nager, c’est cool, mais j’ai toujours eu l’habitude de nager beaucoup donc je pense qu’il faut qu’on se fasse une grosse base de foncier". Lui m’a renvoyé un tableau avec ce qu’il voulait qu’on fasse sur trois mois. On vient de sortir de ce tunnel de trois mois et je suis complètement éclaté. Je vais me faire éclater aux championnats de France, je pense. Mais l’objectif c’est dans quatre ou cinq mois, en 2020. On est encore trop loin pour en parler. Depuis le 1er septembre, je fais vingt-sept séances d’entraînement par semaine. Ça va marcher ou pas mais j’aurais tout fait. J’ai dit à Eric qu’il fallait qu’on travaille très dur. On a fait le foncier, maintenant il y a juste à mettre la vitesse et la tonicité.

    Vous reste-il du boulot sur le plan physique?

    Je suis arrivé à Dijon à 103 kg et j’ai pris du poids parce que j’ai fait beaucoup de musculation et que j’habitais à l’hôtel. Ça ne m’a pas aidé à devenir svelte de manger à l’hôtel tous les jours pendant quatre mois. J’ai bien perdu depuis septembre mais il me reste encore un peu à perdre, quatre ou cinq kilos en quatre mois. Je suis sprinteur mais je dois prendre le temps. On n’est pas pressé.

    N’est-ce pas frustrant de devoir prendre son temps?

    J’avoue que j’aimerais bien nager vite. Mais je ne peux pas parce qu’on a fait essentiellement du travail foncier, avec quasiment pas de sprints. J’ai l’impression de m’entraîner pour un 100 ou un 200m. Et ce matin encore, je me disais : « Sur un 100m, tu vas être vraiment pas mal.

    Leveaux fête ses onze ans!

    Y verra-t-il un signe? Ce vendredi, jour du 50m nl aux championnats de France en petit bassin à Angers, Amaury Leveaux va fêter le onzième anniversaire de son record du monde du 100m nl en petit bassin. Le 13 décembre 2008n à Rijeka en Croatie, il avait survolé les championnats d’Europe en petit bassin en décrochant quatre titres et en battant quatre records du monde. Celui du 50m papillon (22’’18), du 50m nl (20’’48) puis le 100m nl par deux fois : 45’’12 en demi-finales puis 44’’94 en finale pour devenir le premier nageur à passer sous la barrière symbolique des 45’’. Un record qui tient toujours, donc, seul le Russe Vladimir Morozov s’en étant approché à un centième dans sa carrière (novembre 2018). Le Français est même le nageur qui a détenu le plus longtemps le record du monde de la distance reine, devant Alexander Popov qui l’a conservé dix ans entre 1994 et 2004. C’est le troisième plus vieux record du monde sur les tablettes de la natation mondiale masculine derrière Grant Hackett sur le 800m en petit bassin (juillet 2008) et Michel Phelps sur le 400m 4 nages en grand bassin (août 2008). L’année 2008 avait été marquée par l’apparition des combinaisons en polyuréthane qui avaient bouleversé la natation mondiale et provoqué la chute d’une multitude de records du monde. Et c’est à Angers, quelques jours avant Rijeka, que Leveaux avait battu le premier record du monde de sa carrière à l’occasion des championnats de France, sur le 50m papillon (22’’29).
    Julien RICHARD (@JulRichard75), à Dijon
     
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  8. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    championnat de france petit bassin, quand il pousse contre la paroi, ils font la moitié du bassin trois mouvements et ils ont traversé le bassin et hop et on se retourne, ils doivent se faire chier en petit bassin.

    Par contre les nageuses ouch.... faut avoir les canines....
     
  9. dadatibo

    dadatibo Well-Known Member

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    Tu aimes la natation ? :D
     
  10. OMali

    OMali Well-Known Member

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    Moi je pratique au moins 3 fois/semaines...
     
  11. dadatibo

    dadatibo Well-Known Member

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    Cool.....moi 3 fois.....par an:D
     
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  12. christof13

    christof13 A l'ancienne.

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    pas plus que ça, à l'école primaire j'étais dans le groupe des cailloux quand on allait à la piscine.
     
    dadatibo et OMali aiment cela.

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